Le contexte économique, plusieurs constats.

Le projet de l’ADéPAM est parti de différents constats en faveur de la relance d’une filière huiles essentielles majoritairement biologiques dans la région de Milly-la-Forêt :

- Il y a un regain d’intérêt pour les matières premières d’origine naturelle et biologiques, ainsi selon le dernier baromètre de l’Agence Bio / CSA, 43% des Français ont déclaré avoir acheté au moins un produit cosmétique ou d’hygiène bio au cours de l’année. Selon Cosmébio, le chiffre d’affaires de la cosmétique bio s’établissait en 2015 à 450 millions d’euros et représentait 4,3% de part de marché avec une croissance de plus de 10% par an contre 1% dans le secteur de la cosmétique conventionnelle.

- En France, le secteur de l’aromathérapie, avec ses produits vendus en pharmacie et parapharmacie, avoisine les 180 millions d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de près de 16% sur un an, selon des données de la société d’étude OpenHealth de 2015. Cela correspondrait à plus de 14 millions de flacons d’HE vendus par an. Les entreprises du secteur de l’aromathérapie sont en demande pour certaines huiles essentielles, d’autant plus si elles sont d’origine française et cultivées en bio.


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- Non loin de Milly-la-Forêt, dans la région de Chartres, se trouve la « Cosmetic Valley », pôle français de compétitivité dans le domaine de la cosmétique, qui regroupe 300 entreprises de la filière cosmétique, soit 18% de l’effectif des entreprises françaises, pour un chiffre d’affaire de 18 milliards d’€, soit 53% du chiffre d’affaires national. Or le secteur de la cosmétique est potentiellement un secteur utilisateur d’huiles essentielles ; étant donné le développement des circuits courts et des approvisionnements locaux, il y a peut-être là une grosse opportunité de débouchés pour une production locale d’huiles essentielles.


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- La proximité de Milly-la-Forêt avec Paris et sa banlieue proche offre une opportunité en terme de débouchés favorisant les circuits courts, mais aussi la perspective de développer une activité touristique autour de la production d’huiles essentielles, avec la possibilité de mettre en place des distillations pédagogiques, des animations autour des huiles essentielles, leur production, leurs usages.

- En mars 2014, une étude de marché a été menée par Agnès Le Men, ingénieure agronome du cabinet Tilia Conseil. Cette étude de marché a validé une opportunité de marché sur le secteur de l’aromathérapie pour les huiles essentielles produites localement. En 2017, une étude de faisabilité financée par le PNR du Gâtinais français, comprenant une nouvelle étude de marché a actualisé et confirmé ces opportunités et un certain nombre d’entreprises acheteuses et demandeuses ont pu être ciblées.

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